Un mot de la fondatrice
« Entre commencer et finir, il y a le désir. »


« Quand j’avais huit ans, mes parents m’ont inscrite dans une école au nom qui fait rêver « Les mains enchantées ». Tous les jeudis après-midi, je participais à un atelier d’art dramatique. J’y ai découvert le plaisir de jouer. Ma passion pour le théâtre est née. J’ai continué à participer à ces ateliers pendant environ huit ans. Pour moi, le théâtre c’était avant tout le plaisir de dire des mots, faire partager à un public la beauté d’un texte.


                                                                           

Vers l’âge de seize ans , il m’est apparu que les textes, les rôles qui m’attiraient n’étaientaccessibles qu’à des personnes ayant un profil de jeune première et que seules ces personnes pouvaient avoir une chance d’entrer au conservatoire, le Saint des Saints, lieu incontournable pour être formé au métier d’acteur. J’ai donc arrêté les ateliers de théâtre.
 

C’est seulement bien plus tard que je suis revenue à l’idée de faire du théâtre, à trente ans. J’ai pris conscience que le moteur le plus important pour réussir c’était l’envie, la passion, le courage, le travail. J’ai repris des cours d’art dramatique dans des ateliers rattachés à des théâtres lyonnais. Là, j’ai découvert l’étendue du répertoire classique et contemporain et la diversité sans limite de la création dans le spectacle vivant. J’ai rencontré des gens comme moi, passionnés, qui m’ont appris la réalité et l’exigence de ce métier, le bonheur de la rencontre avec le public. Ils m’ont aidé à prendre conscience que le théâtre est une mouvance dans laquelle s’inclure et non une structure figée où planter ses racines. Pour avoir plus de chances de travailler, sans attendre qu’on vienne me chercher, j’ai crée ma compagnie avec l’idée qu’il fallait commencer, ne pas attendre d’avoir de grands moyens, qu’ils viendraient petit à petit, à condition de persévérer, de ne jamais m’arrêter, d’être toujours en marche ave des idées, des projets.


Au théâtre, on bouleverse en permanence sa vie. C’est un endroit où les choses, sans cesse, peuvent se refaire et peut-être changer. Interpréter un rôle, c’est travailler avec la matière humaine, les émotions, les sentiments ; explorer et prendre en compte toutes les possibilités et limites physiques de notre corps, notre voix, nos principaux outils. Assumer une perpétuelle remise en question de soi, gérer son stress, ses doutes ; c’est aussi tout ceci que je trouve intéressant.

 

                                                                                          Isabelle DERIES

 

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