Voyage à travers les mots, les phrases, les répliques de textes qui ont inspiré la compagnie de Zaza ...



"La voix humaine" de jean Cocteau 


"Heureusement que tu es maladroit et que tu m'aimes. Si tu ne m'aimais pas et si tu étais adroit, le téléphone deviendrait une arme effrayante. Une arme qui ne laisse pas de trace, qui ne fait pas de bruit..."

 

 

"Voilà, cinq ans que je vis de toi, que tu es mon seul air respirable, que je passe mon temps à t'attendre, à te croire mort si tu es en retard, à mourir de te croire mort, à revivre quand tu rentres et quand tu es enfin là, à mourir de peur que tu partes..."

 

 "Gelsomina" de Pierrette Dupoyet

 


" Tu te dis: ce petit caillou, il est par terre, il ne sert à rien... Et bien tu te trompes, Gelsomina... même lui, il sert à quelque chose. Et c'est pareil pour tout, pour les étoiles, pour les gens, pour les fous...y a une raison à tout!"
 

"C'était comme un rêve de le voir là-haut. Il aurait pu tomber sur nous, ce n'était pas grave, nos visages l'auraient ramassé. On était comme un tapis de têtes au dessus de lui, et pas un mot... pour ne pas le gêner..."
 

"Les Innocentines" de René de Obaldia

 
"Maman, j'ai fini mes croquignoles, et j'ai des sous dans ma tirelire, emmène-moi voir Guignol!
Emmène-moi voir Guignol, que je te regarde rire..."


"J'ai trempé mon doigt dans la confiture. Turelure. Ca sentait les abeilles, ça sentait les groseilles, ça sentait le soleil..."
 

"Le destin de Juliette" de Philippe Braz

"Depuis toujours, je voudrais vivre toutes les vies que je vois, ne pas en laisser échapper une seule miette, mais comment faire"

"le temps cicatrise les blessures, mais qui cicatrise le cicatrices..."
 

"Wolfgang au fil des jours" (extrait de lettre de Mozart à son père)

 

"Très cher Papa,
je ne sais pas écrire en poète; je ne suis pas écrivain. Je ne sais pas répartir les expressions assez artistiquement pour qu'elles donnent ombre et lumière, je ne suis pas peintre. Je ne puis pas même exprimer par signes et pantomimes mes sentiments des choses et mes idées."

Mozart à son père, le 8 novembre 1777

 
" Tu vas connaître, étant mariée,
Ce qui fut obscur à moitié;
Bientôt tu sauras d'expérience
Comment jadis Eve eut la science
Qui permit à Caïen de naître.
Or, ces devoir conjugaux, soeur,
Tu t'y plieras de fort bon coeur,
Car, crois-moi, ils sont très faciles.
Mais toute chose a double face
et le mariage apporte joies
Mais aussi peines, quoi qu'on fasse.
Si ton mari fait grise mine
Quand tu n'as rien fait selon toi,
Parce qu'il est d'humeur chagrine,
Dis-toi: c'est lubie d'homme, et dit:
Seigneur, ta volonté soit faite
Le jour - et la mienne la nuit. "
 
Lettre de Mozart à sa soeur, le 18 août 1784
 


 
"Lettre de Westerbork" de Etty Hillesum
 
"je n'ose pas me livrer, m'épancher librement et pourtant il le faudra bien, si je veux à la longue faire quelque chose de ma vie, lui donner un cours raisonnable et satisfaisant." 
 
"Ce qui est en jeu c'est notre perte et notre extermination. On veut notre extermination totate, il faut accepter cette vérité.
On me dit: quelqu'un comme toi a le devoir de se mettre en sûreté, tu as encore tant de choses à faire dans la vie, tant à donner. Mais ce que j'ai ou non à donner, ne pourrais-je pas le donner où que je sois, ici dans un petit cercle d'amis ou ailleurs dans un camps de concentration." 

 

Au pays des milles et une saveurs (ensemble de textes)
extrait du texte Voyage dans la ville aux mille parfums

"- Tu viendras comment mon petit?
-Le train, gare Saint-Lazare, ne t'en fais pas j'aurai tout préparé et mis ça dans des tupper.
-Tu ne voudrais pas que je t'aide à t'acheter une voiture? Je n'ai pas beaucoup d'économies, mais tu sais bien que si...
-Non, non, tata. A Paris, on peut faire le tour du monde à pied.
-C'est ça qui te plait dans la ville?
-Oui entre autres choses.
-Mais ça ne t'ennuie pas de venir me voir dans notre vieille banlieue, quand même? Dans les potagers autour du pavillon, y'a pas de mézés ou de tapas qui poussent, hein, juste des patates ou des pommes pour mon rôti...
-C'est toi que je viens voir ma tata. Alors, te fais pas de souci.
-Ben je m'en fais quand même un peu. Qu'est-ce qu'il va donner mon rôti cette année?
-D'accord t'as eu une mauvaise série, tata. Mais justement, ça augmente tes chances pour ce coup-ci.
 -Tu as toujours été un gentil garçon, mon neveu.
-A dimanche, tata." 
Pierre Christin
 
 
Les frites du mercredi
"Ah, qu'elles sont jolies,
Les frites du mercredi!
miam miam miam miam miam
miam miam miam miam
Bien dorées des quatre côtés,
Je les mange avec les doigts
Deux par deux ou trois pas trois!               
J'ai les doigts salés,
Comme à la mer, quand c'est l'été!
Quand vient la deuxième fournée,
Je trempe mes frites dans la mayonnaise
Ave les merguez!
les frites déguisées,
 
C'est mon pat préféré!"
Chanté sur la mélodie d'Enrico Macias "Les filles de mon pays"
 

Petite escapade en lecture (ensemble de textes)
"Le menteur" de Jean Cocteau (extrait)

 
"Je voudrais dire la vérité. J'aime la vérité. Mais elle ne m'aime pas. Voilà la vérité vraie: la vérité ne m'aime pas. Dès que je la dis, elle change de figure et se retourne contre moi. J'ai l'air de mentir et tout le monde me regarde de travers. Et pourtant, je suis simple et je n'aime pas le mensonge. Je le jure."
 

 

 

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