A la suite des spectacles de la compagnie, divers articles de journaux ont été publié par des quotidiens lyonnais : 

 

LA VOIX HUMAINE
 
"La voix humaine"
Le progrès, 07 décembre 1998
 
GELSOMINA (La Strada)
  
De Gelsomina à la Strada 
Les confessions d'une géante de la scène
Le Progrès - mars 2000
 
Vers un renouveau de la salle "Le Confluent"
Le Progrès - 01 avril 2000
Isabelle Deries, pour l'amour du théâtre
Le Progrès - 08 avril 2000
 
Samoel verbecelte, jongleur
Le Progrès - avril 2000
Mélancolie félinienne
Le Progrès - 12 septembre 2000
 
Gelsomina à la Maison pour tous
Le Progrès - 20 octobre 2000
 
Fellini et l'oseraie
Le Progrès - 23 octobre 2000
Gelsomia
Viapolis.com - 20 août 2001
 
Gelsomina (de là-haut...)
Lyon poche - septembre 2001
 
LES INNOCENTINES
Goûter réussi aux Rancy
Le Progrès -23 décembre 2002

 
Pour le plaisir des plus curieux, en voici un dans son intégralité :


    Le Progrès, le 12/09/2000

Mélancolie fellinienne
 
La compagnie de Zaza présente une pièce de Pierrette Dupoyet, inspirée de "La Strada" de Federico Fellini. A l'espace 44.
Il y a toujours eu deux femmes chez Fellini : les voluptueuses, épaisses, massives, flanquées d'une gouaille poissonnière- celles qui peuplent la Cité des femmes ou se détachaient des affiches publicitaires du Euccace 70-, et les femmes-enfants, frêles, fines, spirituelles, qui assises sur un tabouret d'artiste, contemplent le monde de Juliette des esprits ou de la Strada.
Les femmes-corps, les femmes-esprit. Succédant à Guillietta Masina dans le rôle de Gelsomina, Isabelle Deriès, seule sur scène avec ses accessoires de cirque, raconte sans trémolo mais avec un puissant vibrato, comment elle fut successivement vendue au forain Zampatano, exploitée, puis abandonnée... Dans une mise en scène de Jean-François Moulin, avec son petit chapeau, sa trompette et ses paillettes enfantines, elle incarne cet esprit féminin, et son rêve constant et fragile à l'ombre des hommes, de son tortionnaire Zampano, briseur professionnel de chaînes sinon des siennes. Son histoire est celle d'un esclavage volontaire, le récit résigné et optimiste de tout ce qu'elle n'a pas demandé, de ce qu'elle n'a pas eu, ponctué par les jongleries et autres tours d'échasses de Samoel Verbecelte. Comme dans le 81/2, l'art et la vie se confondent. Le premier ne faisant que raconter la seconde avec des mots plus beaux, des images plus justes, parce qu'il se fait le plus proche possible de la vie, le texte de Pierrette Dupoyet est souvent magnifique, regorge d'images qui résument tout, méditent sans rancune et déplorent avec bonheur. Et parce que rien n'est plus harmonieux que la fanfare fellinienne, que rien n'est plus réconfortant que la mélancolie que se dégage, Gelsomina compose un spectacle qu'on aurait honte de ne pas aimer.

 
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